Programme

Après les grandes conférences de l’OMC et les contestations du mouvement altermondialiste des années 2000, les objectifs d’un salaire décent, du respect des droits humains au travail, de protection de l’environnement, sont-ils susceptibles d’emprunter d’autres voies que la contestation, au travers par exemple de principes partagés par les entreprises ou de démarches commerce équitable, pour inspirer véritablement un changement des règles du commerce mondial d’ici 2030 ? Peut-on imaginer une convergence positive des engagements d’entreprises et des nouvelles régulations ou politiques publiques de développement ?

Plusieurs dizaines de labels « sociétaux », apposés sur des dizaines de milliers de produits, attestent aujourd’hui d’engagements sociaux et environnementaux des entreprises qui les fabriquent, les transforment ou les distribuent. Ces labels sont un levier puissant de changement, à la frontière de la régulation et de l’initiative privée selon les cas. Leur rôle et leurs impacts sur la réalité des chaînes de production et de consommation sont-ils destinés à croître et à pallier une forme d’impuissance des régulateurs à rendre la mondialisation économique plus équitable et durable ? Émanant d’ONG comme le WWF, ou sous statut public, les labels sont-ils une voie de progrès consensuelle et suffisamment exigeante ?

Cette loi pionnière récemment adoptée en France représente un progrès juridique et social en termes de responsabilité des entreprises multinationales sur leur « sphère d’influence » et leurs sous-traitants. Une législation similaire existe désormais aussi au Royaume-Uni, et ces textes pourraient inspirer d’autres pays. Comment est-elle perçue par les organisations syndicales et les entreprises ? Quelles en sont les conséquences concrètes attendues en termes d’équité commerciale et de droits sociaux parmi les sous-traitants et fournisseurs ?

De nombreuses études, tout comme les progressions des ventes, montrent le souci grandissant des consommateurs pour des produits et services labellisés « responsables ». Il persiste toutefois un décalage entre les déclarations et les actes d’achat. Tout est-il histoire de « demande » ? Quels sont les outils pour la mesurer et l’accompagner ? Pour que les consommateurs puissent acheter, encore faut-il que des produits responsables soient proposés et trouvent une place dans les rayons. Pour être proposés par des marques engagées, soumises à une concurrence forte, leur prix doit correspondre aux possibilités des consommateurs, permettant aux produits plus équitables de sortir de la « niche » actuelle pour changer véritablement le marché.

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